Réunions de rentrée

Deux réunions de rentrée seront organisées cette année afin de limiter les temps de transport :

. le mercredi 03 octobre au lycée de Beaupréau
. le mercredi 10 octobre au lycée Raphaël Elizé de Sablé sur Sarthe

Les anciens comme nouveaux arrivant·es, titulaires comme contractuel·les, adhérent·es ou non à l’association, sont les bienvenu·es à cette matinée. Placé sous le signe de la convivialité, ce temps nous permettra d’échanger ensemble sur les futures actions de l’APDEN et vos attentes. 

Merci de vous inscrire à l’une ou l’autre réunion via ce doodle : https://doodle.com/poll/rpxuas6zhta2e4xz  

Journée pro 2018 : un très beau programme !

L’APDEN Nantes vous convie à sa journée professionnelle

le lundi 05 novembre 2018 de 9h à 17h

au lycée La Colinière de Nantes

L’INSCRIPTION est INDISPENSABLE

affiche_JP18Nous aurons l’honneur et le plaisir de recevoir Antonio Casilli et Cécile Gardiès, pour deux conférences suivies d’un temps d’échange avec la salle. Nous vous espérons nombreuses et nombreux !

Un courrier de l’inspection aux chefs d’établissements, les invitant à vous laisser participer à cette journée de réflexion, arrivera très bientôt.

L’Apden Nantes sollicite les élu·es (rencontre)

Suite à notre courrier aux élu·es, François de Rugy, président de l’assemblée nationale et député de la première circonscription de Loire-Atlantique nous a sollicité pour un entretien avec son attaché parlementaire Yann Chaillou, à Nantes.

Nous nous y sommes rendues le 30 avril, la rencontre a duré trois quarts d’heure pendant lesquels nous avons eu le sentiment d’être écoutées. Rendez-vous a été pris pour lui faire part de nos remarques après la parution du rapport de la Mission d’information sur l’école dans la société numérique présidée par Bruno Studer (voir : http://apden.org/Mission-d-information-sur-l-ecole.html)

Voici la synthèse écrite de notre intervention :

« Nous souhaitons vous alerter sur le sous-emploi des professeur·es documentalistes, titulaires d’un Capes adossé aux Sciences de l’Information et de Communication depuis 1989. Aujourd’hui, les enjeux de leurs contenus d’enseignement et les besoins de formation des élèves, futurs citoyens et citoyennes, sont particulièrement cruciaux, notamment depuis 2015 après les attentats de Charlie Hebdo et face à la question de la désinformation, des fakes news et théories complotistes qui circulent sur les réseaux.

Dans la mesure où les professeur.es documentalistes n’ont pas les moyens concrets d’enseigner, nous avons en effet une impression de gâchis des ressources et de ces compétences présentes dans les établissements pour une formation efficace des élèves aux cultures informationnelle, médiatique et numérique.

L’Association des Professeur·es Documentalistes de l’Education Nationale (APDEN) est une instance de réflexion sur nos pratiques professionnelles. Elle a pour objectif de faire connaître et reconnaître le métier de professeur·e documentaliste. Dans ce but, elle travaille en relation avec la recherche universitaire pour organiser l’enseignement de l’information-documentation. Elle a récemment proposé un programme curriculaire pour les collèges et lycées, structuré et progressif, qui s’appuie sur les pratiques des élèves, et vise à la fois une maîtrise intellectuelle et technique des notions et des outils, et une responsabilité éthique des élèves dans le monde qui les entoure.

La profession a évolué depuis la création des CDI (Centres de Documentation et d’Information) dans les années 70. L’idée que les élèves ont besoin d’être formé·es à des contenus qui dépassent la seule méthodologie documentaire, s’est imposée. L’environnement informationnel des élèves a ainsi été profondément modifié et complexifié avec l’apparition d’Internet. L’enseignement de l’information-documentation a pour objectif principal de permettre aux élèves d’être capables de prendre du recul et d’exercer leur esprit critique face à l’information, aux médias, et plus généralement aux enjeux du numérique dans la société.

D’ailleurs la récente circulaire de mission du 28 mars 2017 précise que «[les professeur·es documentalistes] forment tous les élèves à l’information documentation et contribuent à leur formation en matière d’éducation aux médias et à l’information ». C’est pourquoi L’Apden Nantes revendique des modules horaires dédiés auprès des élèves et inscrits dans les textes réglementaires, une place concrète pour l’information-documentation, et des moyens à la hauteur des ambitions affichées. »

Désinformation, dans les livres de référence aussi…


Ajout du 13 Août 2018 :
Jean-Louis Auduc nous a fait part il y a déjà quelques semaines du fait qu’il avait prévu de modifier la prochaine édition de son ouvrage, en tenant compte des erreurs pointées par Pascal Duplessis dans l’article relaté ci-dessous. La réaction de l’auteur démontre l’intérêt d’être vigilant·es en ce qui concerne toutes les publications liées à la profession. Nous remercions Jean-Louis Auduc pour sa réactivité et son écoute.

A propos de l’article de Pascal Duplessis :
Auduc, ô désespoir ! Autorité informationnelle et désinformation au préjudice des professeur·e.s documentalistes

En avril dernier, Pascal Duplessis, formateur ESPE, a publié un long article analysant la façon dont Jean-Louis Auduc a présenté notre profession et son évolution dans son dernier ouvrage « Le système éducatif français aujourd’hui : de la maternelle à la terminale », édition de 2017.

Force est de constater que M. Auduc, bien qu’auteur de multiples ouvrages sur le système éducatif, connaît mal notre profession, et a multiplié les erreurs factuelles dans son texte, et les visions erronées relevant de la désinformation.

Ainsi, l’encadré consacré à l’APDEN comporte des rapprochements hasardeux et des choix d’extraits tronqués.

De même, notre nouvelle circulaire de missions n’est pas présentée dans son intégralité (l’axe 1- Enseignement- étant même amputé de 90% de son contenu), ce qui peut prêter à confusion auprès des lecteurs.

Notre métier semble réduit, à travers les descriptions qu’en fait M. Auduc, à une vision gestionnaire, bien éloignée des textes de lois nous régissant et de la réalité du terrain.

Nous sommes confronté·es ici à une dépréciation de notre profession, en particulier à travers l’extrait portant sur les 3C, censés remplacer des CDI vieillissants et mal gérés.

Face à ces erreurs multiples, et dans la mesure où notre mandat pédagogique semble avoir été volontairement omis, nous – professeurs documentalistes spécialistes de l’information-documentation- considérons que M. Auduc n’a pas effectué correctement son travail de recherche et d’analyse. Les représentations fausses de notre profession qu’il véhicule à travers son ouvrage, relèvent pour nous de la désinformation et nous portent préjudice.

Nous espérons que M. Auduc apportera des corrections dans les prochaines éditions de son ouvrage, mais en attendant, l’APDEN Nantes appelle ses adhérent·es à insérer un rectificatif dans l’ouvrage s’il fait partie du fonds documentaire de l’établissement, à avertir les personnels des bibliothèques et médiathèques le cas échéant, et à s’éloigner des ouvrages documentaires écrits par M. Auduc, ainsi que de ceux publiés par son éditeur (et par conséquent responsable éditorial), Hachette Education.

Pour un CDI didactisé, atelier-salle de classe !

À propos du compte-rendu par l’Apden Créteil de la journée professionnelle académique

Les occasions de se mettre en colère (ou d’y rester) sont nombreuses en ces temps de réforme du lycée, et la lecture du compte-rendu de la journée inter-académique 2018 des professeur·es documentalistes d’Ile de France vient d’en ajouter une.
Allégeance au privé, confiscation de la parole des collègues de terrain, recours à un vocabulaire issu du monde de l’entreprise, du management et du marketing, pour une thématique qui semble revenir à la mode du côté de l’Institution « Le CDI : espaces et temporalités ». Merci à l’Apden Créteil pour cette prise de parole salutaire, argumentée et qui renforce notre motivation à défendre une autre vision de nos lieux de travail :
https://apdencreteil.wordpress.com/2018/05/02/journee-inter-academique-des-professeur-e-s-documentalistes-dile-de-france-2018-du-cdi-au-learning-center-mais-ou-va-linstitution/

La question des « espaces et temporalités » nous intéresse, nous aussi, mais notre objectif est bien différent de celui de l’institution, tel qu’il apparaît dans ce compte-rendu de l’Apden Créteil. Nous défendons des CDI de collèges et lycées comme espaces didactisés dans le but d’enseigner l’information-documentation, sous toutes les formes pédagogiques possibles et celles à inventer encore. Nous ne pensons pas notre métier autrement qu’en tant qu’enseignant·es, dont la finalité est pédagogique et éducative : notre mission première est de permettre aux élèves d’acquérir une culture informationnelle, médiatique et numérique. Le CDI est notre outil de travail, et celui des élèves.
Et quitte à penser les espaces avant tout autre considération, imaginons plutôt des lieux dans lesquels les élèves apprendraient ce qu’est un support de document, un auteur ou un éditeur en étant co-gestionnaires des fonds par exemple. Des espaces où les élèves pourraient travailler en coopération à leur rythme, selon leurs besoins, par le tâtonnement expérimental, en groupe ou pas, dans le cadre de projets. Des espaces où il leur serait possible de prendre le temps de réfléchir, de s’organiser. Des espaces ritualisés, des espaces modulaires aussi, des espaces qui leur donneraient envie de se mettre au travail et qui leur donneraient accès à des ressources variées, numériques et autres. Et quelle temporalité ? Et bien celle du cours d’info-doc d’abord, et surtout.
Alors pensons le CDI comme une salle de classe-atelier Freinet, dont les espaces et temporalités sont au service de l’exercice d’un métier que nous défendons plus que jamais, celui de professeur·e documentaliste, et sa précieuse liberté pédagogique !

L’Apden Nantes sollicite les élu·es (suite)

Nos courriers du mois de février aux élu·es de la région continuent à obtenir des réponses.

Joël Bigot (sénateur de Maine et Loire), et Sophie Errante (députée de Loire-Atlantique), dont nous vous avions communiqué les lettres, ont transmis leurs questions au ministre JM Blanquer, et reçu la même réponse de sa part :

Blanquer2

 

MàJ le 10 juin :

Le sénateur Jean-Pierre Vogel (Sarthe) a reçu une réponse du ministre, à lire ici :

Courrier de JM Blanquer à JP Vogel

MàJ le 03 juin :

Jean-Marc Huart, directeur de la DGESCO (Direction Générale de l’Enseignement Scolaire) a répondu à Joël Bigot, voici sa lettre :

JMHuart01

Yannick Haury (député de Loire-Atlantique) a déposé une question écrite au Gouvernement :

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Catherine Deroche (sénatrice de Maine et Loire) a déposé une question écrite au ministre :

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Damien Pichereau (député de la Sarthe), Bruno Retailleau (président de la région des Pays de la Loire) et Marietta Karamanli (députée de la Sarthe) nous ont fait part de leur soutien.

 

 

Webradio : nouveaux épisodes de Contre-plongée !

Nous avons le plaisir de vous proposer cinq nouveaux épisodes de l’émission « Contre-plongée », qui donnent la parole à des étudiant·es de première et deuxième année de Master MEEF (Métier de l’Enseignement de l’Éducation et de la Formation) Documentation.
L’occasion de découvrir les contenus de cette formation, les attendus du CAPES, et comment se construit une identité professionnelle. Merci à elles et eux pour leur participation, et bonne écoute !

Contre-plongée. Épisode 8
Paroles d’étudiant·es : Comment se préparer au CAPES de documentation ?

Contre-plongée. Épisode 9
Paroles d’étudiant·es : Une identité professionnelle en construction

Contre-plongée. Épisode 10
Paroles d’étudiant·es : Les contenus de la formation et les attendus du concours

Contre-plongée. Épisode 11
Paroles d’étudiant·es : Stages et évolutions des représentations

Contre-plongée. Épisode 12
Paroles d’étudiant·es : Quelles séances pédagogiques mettre en oeuvre avec les élèves ?

L’APDEN auditionnée à l’Assemblée Nationale

Jeudi 08 mars 2018, Gaëlle Sogliuzzo, professeure documentaliste et présidente du bureau national de l’APDEN, accompagnée de Pascal Duplessis, Olivier le Deuff et Élisabeth Schneider, membres tous les trois du GRCDI (Groupe de Recherche sur la Culture et la Didactique de l’Information), ont été reçus devant la Commission des affaires culturelles et éducatives de l’Assemblée Nationale.
Cette audition a eu lieu dans le cadre de la mission d’information sur « l’école dans la société du numérique », présidée par Bruno Studer, qui doit remettre des propositions concrètes au gouvernement notamment sur la question de la formation des élèves du secondaire.

Une occasion exceptionnelle, donc, pour faire connaître et reconnaître le rôle et la place des professeur·es documentalistes et ce qu’est l’enseignement de l’information-documentation.
Quatre exposés complémentaires, indissociables, et très convaincants, ont permis de relever le défi :
Gaëlle Sogliuzzo a commencé par une présentation complète et argumentée du travail de l’association pour la reconnaissance du métier, puis Olivier Le Deuff (chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication) a montré pourquoi la question du numérique à l’école devait s’appuyer sur la recherche en SIC, et comment les professeur·es documentalistes envisageaient le numérique comme une culture, indissociable de celles de l’information et des médias. Élisabeth Schneider, chercheuse mais aussi responsable du MEEF Documentation à l’Espé de Caen a ensuite explicité ce lien avec les SIC en présentant les contenus de la formation initiale des professeur·es documentalistes, et l’exigence disciplinaire de la préparation au CAPES, en insistant sur le décalage entre la spécialisation et l’expertise des étudiant·es et la réalité du terrain, qui peine à prendre en compte l’évolution du métier et son ancrage dans les SIC. Ancrage qui permet la présence depuis une dizaine d’années d’une didactique de l’information-documentation, qui accompagne les pratiques enseignantes du terrain. Cette didactique et ses trois visées intellectuelle, technique et éthique ont fait l’objet de l’intervention de Pascal Duplessis (professeur documentaliste, responsable du Parcours MEEF Documentation pour l’académie de Nantes) qui est également revenu sur l’idée de culture informationnelle, numérique et médiatique, ces trois aspects inséparables pour envisager un enseignement émancipateur pour l’élève, dans cette « société du numérique ».

Nous espérons que Bruno Studer aura eu une écoute attentive qui lui permettra de ménager une place à l’information-documentation dans ses propositions de mise en œuvre d’une formation « au numérique » pour tous les élèves…
Quoiqu’il en soit, merci aux quatre intervenantes d’avoir si bien défendu la profession, et de nous avoir fourni un document que nous diffuserons à chaque fois que le besoin de mise au point sur la différence entre « documentaliste » et « professeur·e documentaliste » se fera sentir !

La vidéo de l’audition

L’article sur le site de l’APDEN

L’Apden Nantes sollicite les élu·es

Dans le contexte de la réforme du lycée et sa non prise en compte des professeur·es documentalistes, le mois dernier, l’association a envoyé une lettre à l’ensemble des élu·es de la région. Trente-neuf courriers ont été adressés, cinq ont obtenu une réponse, dont deux indiquant une démarche effective auprès du ministre.

Voici la lettre envoyée par l’Apden Nantes :

« Madame la députée (sénatrice), Monsieur le député (sénateur)

Les professeurs documentalistes, titulaires d’un CAPES adossé aux Sciences de l’information et de la communication, travaillent depuis longtemps à la formation des élèves du secondaire pour en faire des individus, citoyens en devenir, qui prennent toute leur place au sein d’une société dans laquelle la culture de l’information et des médias est une condition indispensable à leur liberté et à l’exercice de leurs droits. Ils répondent en cela à la mission qui leur est confiée, dans la circulaire n° 2017-051 du 28-3-2017, de « [former] tous les élèves à l’information documentation et [contribuer] à leur formation en matière d’éducation aux médias et à l’information […] dans une progression des apprentissages de la classe de sixième à la classe de terminale, dans la voie générale, technologique et professionnelle. »

Ainsi, nous sommes convaincus de la nécessité d’inscrire au centre des apprentissages, de la maternelle au lycée, une formation permettant l’acquisition, par tous les élèves, d’une culture de l’information et des médias, y compris numériques. Cet enseignement a légitimité à être porté, en particulier, par les professeurs documentalistes, dans leur champ disciplinaire de référence, l’information-documentation, qui entretient des rapports épistémologiques avec les cultures informationnelle, médiatique et numérique.

Dans le contexte de la réforme du lycée en cours, à la lecture du rapport sur le baccalauréat 2021, il nous apparaît que notre expertise en information-documentation trouvera, en toute logique, mais de manière non exhaustive, son entière place dans l’enseignement intitulé « enjeux du monde contemporain » en classe de seconde et répondra aux exigences du domaine de compétence relatif à « la réflexion sur le monde » en classe de première et terminale. En outre, l’enseignement en information-documentation inclut la question des usages du numérique, dont la « sécurité informatique » et la « e-réputation » citées dans le rapport sont des composantes essentielles et travaillées depuis longtemps par les professeurs documentalistes.

C’est pourquoi nous sollicitons de votre part un appui auprès des structures et missions porteuses de la réforme à venir, afin que nous puissions y être intégrés pleinement.

Certains de l’attention que vous voudrez bien porter à ces questions essentielles pour les élèves, nous vous prions de croire, Madame la députée, Monsieur le député, en l’expression de notre profonde considération. »

Les cinq réponses obtenues sont celles de Joël Bigot (sénateur de Maine et Loire), Sophie Errante (députée de Loire-Atlantique), Damien Pichereau (député de la Sarthe), Christophe Priou (sénateur de Loire-Atlantique) et Jean-Pierre Vogel (sénateur de Sarthe)

Voici la copie des deux retours qui nous semblent constructifs :

Celui de Christophe Priou qui a posé une question au gouvernement :
lettre01

Celui de Joël Bigot et sa lettre au ministre Blanquer :
lettre02
lettre02bis

À suivre.

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